En 1873, un groupe de passionnés d'antiquités, enthousiasmés par les vestiges archéologiques apparus lors des grands travaux d'urbanisme menés à Bordeaux depuis les années 1860, parvient à créer la Société Archéologique de Bordeaux. Cette société savante a pour ambition de contribuer à la sauvegarde et à l'étude des monuments et vestiges archéologiques de Bordeaux et de sa région.

Depuis les années 1830, les sociétés savantes se multiplient en France; elles sont particulièrement nombreuses à Bordeaux, ville universitaire où existe une ancienne tradition académique. Selon un modèle commun à ces cercles érudits, la Société Archéologique de Bordeaux rassemble des personnalités extrêmement diverses, aux centres d'intérêts multiples, souvent engagées simultanément dans plusieurs groupes savants. Outre Pierre Sansas, avocat de formation, on trouve aussi parmi les membres fondateurs un architecte, Gustave Alaux, un professeur de chimie, Édouard Baudrimont, un magistrat, Charles Farine, le directeur du Poids public, Émile Lalanne, des professeurs de dessin, Charles Braquehaye, Emilien Piganeau et Léo Drouyn, un directeur de haras, Alexis de Chasteigner, des philologues, Jules Delpit, Reinhold Dezeimeris et Théobald de Puifferrat et l'archiviste municipal de Bordeaux, Ernest Gaullieur.

Plusieurs sont ou ont été membres de la Commission des Monuments historiques de la Gironde, (Maux, Drouyn, Dezeimeris, Piganeau) et un grand nombre n'est pas originaire de Bordeaux (Baudrimont né à Compiègne, Braquehaye à Troyes, Maufras à Pons, Dezeimeris à Paris, Farine à Lyon).

Leurs centres d'intérêt sont également très variés : la numismatique (Lalanne, Chasteigner), la préhistoire (Maufras), l'antiquité gallo-romaine (Sansas, Puifferrat, Farine) ou encore l'archéologie monumentale (Piganeau, Drouyn, Alaux). Bon nombre d'entre eux, enfin, partagent des convictions républicaines en particulier Sansas, Baudrimont, Piganeau, Braquehaye et Delpit.

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